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Publiée le 27 avril 2006

- Basque


Ibon Meñika, jeune porte-parole des accusés dans le dossier "Jarrai-Haika-Segi", est actuellement jugés en Espagne

ASKATASUNA

14 Bourgneuf Karrika 64100 Baiona / 14 Rue Bourgneuf 64100 Bayonne

Tel / Fax : 00 33 5 59 59 01 84

askatasuna.eh@free

Ibon Meñika, jeune porte-parole des accusés dans le dossier "Jarrai-Haika-Segi", actuellement jugés en Espagne dans le macro-procès politique dit 18/98, a été arrêté le 18 avril dernier dans un contrôle de la Guardia Civil à la hauteur d’Abadiño (Bizkaia). Après avoir passé cinq jour sous le régime de la mise au secret, il a dénoncé avoir subi des tortures pendant tout ce temps, avant d’être incarcéré sur ordre du juge de l’Audience Nationale espagnole : coups sur la tête et les testicules, cheveux tirés, cris et menaces incessants, exercices physiques exténuants obligatoires, impossibilité de dormir, humiliations, etc.

Sandra Barrenetxea a été arrêtée à son tour par la Guardia Civil avant-hier 24 avril à Bilbao. Ses proches n’ont aucune nouvelle d’elle, et ont toutes les raisons de s’angoisser.

CONFÉRENCE DE PRESSE DONNÉE À L’HÔTEL ABANDO DE BILBAO *25-04-2006* (TAT, ASKATASUNA, des personnes torturées et des proches d’IBON MEÑIKA)

Ce texte comprend un communiqué des victimes de la torture, la prise de parole d’Askatasuna et la déclaration du TAT (Groupe contre la Torture).

1.- Déclaration des personnes torturées : Communiqué lu au nom des personnes torturées par Nekane Txapartegi, torturée et violée dans une caserne de la Guardia Civil en mars 1999.

Face à la permanence de la réalité de la torture en Euskal Herria, nous voulons souligner les points suivants :

1.- Nous n’acceptons pas et nous n’accepterons jamais un processus ou un nouveau cadre politique qui ne soit pas basé sur l’éradication totale de la pratique de la torture. Nous n’acceptons pas et nous n’accepterons jamais les forces policières tortionnaires, ni les lois spéciales permettant la mise au secret des personnes arrêtées, ni les tribunaux d’exception qui utilisent le résultat de cette torture, ni le pouvoir judiciaire qui fait semblant de n’avoir rien vu à chaque plainte déposée.

2.- Nous apportons notre soutien le plus total aux initiatives menées par le Groupe contre la Torture (TAT) pour revendiquer auprès des institutions l’éradication de la torture en Euskal Herria, et plus précisément pour demander l’examen et le suivi de la plainte déposée par Ibon Meñika pour torture.

3.- Nous appelons toutes les victimes de la torture en Euskal Herria à participer à l’Assemblée de création du Front Social contre la torture qui aura lieu dans les mois qui viennent et à être actives dans toutes les dynamiques populaires qui en découleront. Seule la mobilisation des citoyens peut ouvrir les portes à la reconnaissance politique de l’existence de la torture puis à l’éradication de cette pratique.

2.- Résumé de la prise de parole d’Askatasuna (Julen Larrinaga) :

Face à tout cela (Ibon - Sandra) et compte-tenu de la conjoncture politique dans laquelle nous nous trouvons, Askatasuna veut souligner les deux points suivants :

1.- Il y a aujourd’hui en Euskal Herria des conditions politiques permettant la construction d’un nouveau cadre. Nous sommes tous d’accord là-dessus, et dans ce sens, en ce moment, nous, agents politiques, sociaux et syndicaux, affirmons tous la nécessité de mettre en marche un processus de résolution dans notre pays. Il y a des conditions politiques pour cela, mais ce n’est pas suffisant. Il faut aussi des conditions démocratiques. Et en ce moment, ces bases démocratiques n’apparaissent nulle part. Nous sommes une fois encore confrontés à la pratique de la torture dans l’État espagnol, à l’Audience Nationale, aux ordres d’incarcération ; nous sommes de nouveau face à la répression et à la violation de nos droits essentiels. Et sans base démocratique, il ne peut y avoir en aucun cas de véritable processus. À quoi servirait un nouveau cadre qui ne respecte pas les libertés démocratiques des citoyens ? C’est précisément la question que nous posons au PSOE et au PNV : à quoi cela servirait-il, alors qu’ils n’ont même pas encore prononcé le moindre mot pour expliquer leur position face à cette nouvelle violation des droits ?

2.- Deuxièmement, une constatation : dans la voie répressive de ces 25 dernières années, l’État de droit est devenu un État policier en Euskal Herria. Les chiffres de la répression sont éloquents. Au fil des années, des modifications de durcissement des lois ont été effectuées jusqu’à la construction d’une législation d’exception complète ; Euskal Herria a le taux d’occupation policière le plus élevé d’Europe ; 6.000 plaintes pour torture ont été déposées. Nous appelons cela un État policier : torturer une personne arrêtée dans le but de lui arracher une fausse déposition n’a pas d’autre nom. Si nous voulons aller de l’avant, nous devons changer cette situation en profondeur. Nous avons actuellement une occasion de passer de cette situation d’État policier à un cadre démocratique. Dans ce sens, le Mouvement pour l’Amnistie exige un cadre qui garantisse les libertés démocratiques. Nous savons bien que cela ne se fera pas en un jour, mais certains principes de base doivent être instaurés dès maintenant :

- Il faut en finir avec la persécution politique, les arrestations et la torture.
- La législation d’exception conçue pour Euskal Herria doit être abandonnée (à commencer par la loi permettant la mise au secret).
- Les droits essentiels des citoyens doivent être garantis en Euskal Herria.

Et seule la mobilisation populaire ouvrira ce chemin.

3.- Intervention du TAT :

Elle a porté sur le témoignage de torture d’Ibon Meñika, ainsi que sur l’inquiétude que soulève la situation de Sandra Barrenetxea. L’organisation contre la torture a ensuite interpellé directement le président de la Commission des Droits de l’Homme du Parlement basque (Urkullu, PNV), pour que celle-ci s’implique et entre en contact avec Ibon Meñika (en demandant à lui rendre visite en prison ou à ce qu’il comparaisse devant la Commission). De plus, des initiatives institutionnelles seront mises en marche dans les jours qui viennent. Des représentants du TAT ont appelé Urkullu le matin même de la conférence de presse pour l’informer de tout cela.

MOBILISATIONS EN DÉNONCIATION DE LA SITUATION DE SANDRA BARRENETXEA :

Diverses mobilisations ont été et seront organisées en solidarité et en soutien à Sandra Barrenetxea, arrêtée à Bilbao avant-hier 24 avril par des gardes civils en civil, et en dénonciation du régime de la mise au secret auquel elle est soumise actuellement :  Hier 25 avril à 20h, dans le quartier d’Irala  Aujourd’hui 26 avril à 20h, sur la Place Zirkular de Bilbao.

D’autre part, nous signalons que les amis et voisins de Sandra, qui s’étaient rassemblés devant son domicile pendant la perquisition menée par la Guardia Civil pour dénoncer son arrestation et lui exprimer leur solidarité ont été violemment frappés à coups de matraque par la Ertzaintza. Certains d’entre eux ont du se rendre à l’hôpital.

Askatasuna dénonce avec force ces arrestations réalisées par la Guardia Civil et l’attitude de la Ertzaintza, qui montrent clairement qu’il n’y a aucune trêve de leur côté et qu’ils continuent d’employer leur violence habituelle, y compris la torture, mettant en lumière l’absence de démocratie dont souffre notre peuple.

Euskal Herria, le 25 avril 2006


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