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  - Nuclei Proletari per il Comunismo
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Publiée le 19 janvier 2006

- Front Révolutionnaire de Libération du Peuple (DHKC)


Soutenons les opposants politiques turcs jugés en Belgique

Défendons le droit d’expression et de réunion

7 ans après les faits

Le 23 janvier prochain débutera le procès sur le fond de onze membres présumés du DHKC (Front révolutionnaire de libération du peuple, une organisation de la gauche radicale turque), devant le tribunal correctionnel de Bruges. Trois d’entre eux avaient été interpellés le 26 septembre 1999 aux abords d’un appartement situé près de Knokke sur la côte belge. Dans leur appartement, la police saisit du matériel informatique, des archives et des munitions, laissant penser qu’il s’agissait d’une cachette utilisée par des membres de l’organisation DHKC. De prime abord, la trouvaille pouvait paraître inquiétante. Néanmoins, l’enquête a vite démontré que les inculpés et le mouvement auquel ils appartiennent ne menaient jamais d’actions violentes en Belgique, n’étaient pas de nature à troubler l’ordre public et ne constituaient donc aucune menace pour la population. En effet, le mouvement politique auquel les inculpés adhèrent, le DHKC, a toujours déclaré ne jamais pratiquer la lutte armée en dehors de la Turquie. Dans nombre de ses communiqués, ce mouvement déclare que la nature de ses activités en Europe sont et seront toujours d’ordre démocratique et légal (1).

Des opposants politiques en danger

Parmi les locataires de l’appartement, il y avait Fehriye Erdal, une jeune activiste de gauche qui avait dû quitter clandestinement la Turquie sous une fausse identité pour échapper aux escadrons de la mort qui étaient à ses trousses. Fehriye Erdal avait été injustement accusée par la police turque d’être complice d’un attentat visant l’un des magnats de la superpuissante dynastie financière Sabanci, avec le seul prétexte qu’elle travaillait dans l’immeuble du holding où avait eu lieu l’attaque. Cependant, les autorités ne l’incriminaient pas explicitement pour complicité de meurtre mais pour « tentative de renverser l’ordre constitutionnel » en vertu de l’article 146/1 du Code pénal turc, et ce, en raison de ses opinions politiques. Dans la vague d’hystérie vindicative qui se déchaîna suite à l’attentat, la presse officielle turque ne tarda pas à révéler le recrutement de 50 mercenaires par la famille de l’industriel Sabanci pour traquer Fehriye Erdal (2). Un autre accusé du procès de Bruges, Dursun Karatas, figure historique du mouvement révolutionnaire turc et secrétaire-général du parti révolutionnaire de libération du peuple, le DHKP, a vécu pendant 9 ans dans les prisons de la junte militaire, jusqu’au jour où il s’évada. Depuis, il est contraint de vivre dans la clandestinité. Lui aussi est poursuivi par les escadrons de la mort. Mehmet Agar, un parlementaire crapuleux qui doit son ascension politique aux multiples massacres d’opposants qu’il planifia alors qu’il était le chef de la police spéciale, avait envoyé en Europe en 1996, à l’époque où il était ministre de l’intérieur, une armada de maffieux d’extrême droite pour assassiner Dursun Karatas. D’après les révélations même d’un ex-chef des services secrets turcs nommé Mehmet Eymür, ces mercenaires avaient été rémunérés pour cette mission par le ministre de l’intérieur Agar en personne, cependant non pas en argent comptant mais avec 80 kg d’héroïne ! En toute évidence, en raison de la complexité de l’affaire et du caractère criminel de la partie plaignante, nommément l’Etat turc, la justice belge n’est pas en situation de s’exprimer sur un conflit qui regarde exclusivement la Turquie. Et encore moins de faire de la sous-traitance pour le compte du régime des tortionnaires d’Ankara. Si l’on se limite aux faits concernant la Belgique, on constate que, malgré les accusations du parquet, ce mouvement développe une activité politique parfaitement légale. Ainsi, deux des onze inculpés, dont un Belge, sont considérés comme les porte-paroles du bureau d’information du DHKC situé à Bruxelles, en plein cœur du quartier européen, et sont poursuivis en vertu de la nouvelle loi belge dite « antiterroriste » pour avoir exprimé rien de plus que leurs idées sur le régime terroriste d’Ankara. Ce bureau d’information a pourtant pignon sur rue. Il se situe dans une résidence tout à fait accueillante, où l’on y boit du thé, où l’on y discute d’actualité et où l’on peut se procurer de l’information sur la lutte sociale en Turquie. Des dires même de la ministre de la justice Laurette Onkelinx concernant ce bureau : « Le bureau d’information du DHKC, a-t-elle déclaré lors d’une séance parlementaire à la Chambre, organise des réunions et des manifestations pacifiques, et se livre à des activités couvertes par des droits consacrés par la Constitution belge, notamment les libertés d’expression et de réunion » (3).

Une surenchère sécuritaire ahurissante

Malgré le caractère pacifique de ce mouvement en Belgique, dès la première audience qui devait trancher sur une poursuite de l’affaire en assises (comme la loi le prévoit dans le cas d’une affaire politique) ou en tribunal correctionnel, le ministère public est arrivé au tribunal de Bruges à bord d’un véhicules blindé tandis que des troupes d’élite armées jusqu’aux dents, avaient été disposées autour du palais de justice. La surenchère sécuritaire a été si loin que le ministre public s’est fait protéger dans la salle d’audience par le service de protection des personnes de la Sûreté de l’Etat et même par un chien policier. Les avocats ont été contraints de retirer leur ceinture et leurs chaussures avant de traverser un appareil de détection des métaux, une violation flagrante des droits de la défense et une humiliation qu’ils ont vivement dénoncé. A la deuxième audience, quand bien même le juge Troch ordonna aux forces de l’ordre d’arrêter les humiliations imposées aux avocats, la police a poursuivi sa mise en scène sécuritaire et ses contrôles indignes dans une arrogance à l’égard du président de ce tribunal correctionnel qui donnait une image bien lamentable de l’Etat de droit.

Un face-à-face entre le DHKP-C et l’état fasciste turc

Dans cette affaire, l’Etat turc, l’un des Etats les plus sanguinaires et les plus maffieux de la planète, où nombre de militaires, de ministres et de parlementaires gèrent des réseaux de trafics de drogue, dans un pays « qui est la plus grande prison pour journalistes » (4), s’est constitué partie civile. C’est un Etat dont le premier ministre est entouré de tortionnaires notoires (5). C’est un Etat qui accumule les crimes contre l’humanité et dont l’idéologie officielle s’est bâtie sur les cadavres de centaines de milliers d’Arméniens. C’est un Etat qui a deux coups d’Etat militaires fascistes à son palmarès ainsi que d’innombrables campagnes de pogromes autres persécutions contre le peuple kurde, les communautés grecque, syro-chaldéenne, alévie, les communistes, les syndicalistes, les intellectuels et les activistes antifascistes. Le Front révolutionnaire de libération du peuple combat depuis 35 ans pour la démocratie et la justice sociale en Turquie, notamment par la lutte armée mais surtout par la mobilisation populaire. On compte en moyenne une dizaine de manifestations pacifiques organisées quotidiennement par les sympathisants de cette organisation en Turquie même. Bien implanté dans plusieurs bidonvilles du pays, le DHKC mène un combat tout-à-fait légitime et nécessaire pour le droit au travail, au logement, à l’éducation, l’accès à la santé mais aussi pour les droits de l’homme et des minorités. Ces 6 dernières années, le DHKC a surtout fait parler de lui par sa résistance passive dans les prisons de type F. Depuis 6 ans déjà, 121 personnes, pour la plupart membres du DHKC, sont décédées des suites de leur grève de la faim, en guise de protestation contre les conditions de détention inhumaines qui règnent dans les cellules d’isolement de ces prisons.

Refusons cette nouvelle Inquisition

Par ce procès de criminalisation, c’est non seulement la mémoire de ces 121 martyres qui est profanée mais ce sont également toutes celles et ceux qui rêvent d’un monde meilleur, qui sont diffamés. Ce procès constitue donc un dangereux précédent pour tous les défenseurs de la liberté d’expression et de réunion. En effet, tout démocrate aux opinions un tantinet incisives, risque désormais de tomber sous le coup de cette nouvelle loi qui n’est rien d’autre que l’expression juridique de la devise belliciste de Bush déclarant que « ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous » Il est urgent de contrecarrer l’application de cette loi contre des communistes avant qu’elle ne soit abusivement utilisée contre n’importe qui. A l’instar des militants du DHKP-C jugés dans les tribunaux de la junte militaire du 12 septembre 1980 qui appelaient la population depuis leur banc des accusés à résister, nous aussi, clamons haut et fort : « Ne te tais pas ! Si tu te tais, ton tour viendra ».

Dates du procès : tous les jours, du 23 au 27 janvier 2006 à 9h. Lieu : Rechtbank van Eerste Aanleg, Kazernevest 3, 8000 Brugge

Comité pour la liberté de Fehriye 190, rue Stevin, 1000 Bruxelles ; tél : 00 32 2 280 22 28 freefehriye@yahoo.com

Notes de bas de page

1. Communiqué n° 102 du DHKC datant du 1er novembre 1999 2. Milliyet, 2 février 1996 3. Réponse du 4 septembre 2004 à une question orale du député de droite François-Xavier de Donnéa, Q5103403. 4. Propos du président du conseil de presse Oktay Eksi et publiés dans le Turkish Daily News, 5 janvier 2006 5. Parmi ceux-ci, Maksut Karal et Hanefi Karal ont été cités dans des procès de tortures contre des personnes soupçonnées d’appartenance au DHKP-C. Avant d’être chargés de la protection du premier ministre Erdogan, ils avaient fait partie des équipes d’interrogatoire au sein du département de lutte anti-terroriste.


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