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Publiée le 4 janvier 2006

- Basque


Texte lu par Ainhoa Mujika au tribunal hier (2 janvier 06)

« * Il faut employer tous les moyens pour y introduire l’usage de la langue française.
- Le Pays Basque mérite une étude spéciale. La situation y est spécialement mauvaise... les trois quarts des enfants qui fréquentent nos écoles, ne sont pas plus capables de parler le français usuel, que de le comprendre. Quand on les interroge, ou qu’on leur donne une explication, on est tenté de se croire au milieu d’étrangers.
- Leur langue nationale est à peu près la seule dont ils fassent usage. ...On parle, on pense, on sent en basque ; dans un idiome qui n’a rien de commun avec nos idiomes occidentaux.
- Contrairement aux conseils donnés aux enfants par les curés (parlez la langue de vos pères) l’Inspecteur de l’arrondissernent a pris un parti un parti décisif : j’ai exigé des instituteurs l’abolition entière de l’usage de la langue basque en classe... et il faudrait pour le Pays Basque des lois exceptionnelles... ».

Ce sont des notes et consignes des autorités françaises pour l’Instruction primaire en 1881 au Pays Basque.

En 2006 dans les Tribunaux parisiens la langue basque est aussi proscrite. Et nous voudrions faire une petite remarque au procureur et au tribunal : en 1881 l’ETA n’existait pas, mais la langue basque était dèjà proscrite ; et elle l’était pour les mêmes raisons qu’aujourd’hui, la négation du Pays Basque comme réalité historique, culturel et politique. C’est la seule raison pour nous interdire aujourd’hui de parler en basque. Ça fait longtemps que le Pays Basque lutte pour la défense de son existence. Nous les basques, avons surmonté le roi Rodrigo des Visigoths, l’armé de Charlemagne, les royaumes anglais, français et castillan. Nous avons fait face à tous ceux qui ont voulu nous effacer comme Peuple. Charlemagne, Fernand II, Robespierre, Franco, Miterrand, Aznar... sont connus dans notre histoire de résistance. On nous a imposé différents systèmes politiques étrangers/ duchés, royaumes, dictatures, républiques, autonomies. Pendant des années on nous a refusé par la force le droit de décider comment nous voulons vivre. Et quand le Pays Basque a existé comme Etat, celui-ci a été anéanti par des armés étrangers. C’est le point de départ du conflit qui nous a conduit jusqu’à ici, la continuation de la lutte en faveur du droit des basques à décider de leur propre présent et futur.

Ça fait plus de 200 ans que l’Etat jacobin créé suite à la révolution française a effacé le système politique de Labourd, Basse Navarre et la Soule. Ça fait maintenant 30 ans que Franco est mort. Et c’est avec deux démocraties plus que douteuses qu’on a voulu enterrer le Pays basque dans un Etat d’autonomies et dans une république départementale. Mais malgré tout, le Pays Basque est quelque chose d’autre qu’un beau site touristique et que le jambon de Bayonne. Mais nous ne sommes pas obligés d’expliquer ce qu’est le Pays Basque. En plus d’une histoire et une réalité culturelle, d’être la nation la plus ancienne de l’Europe, d’avoir une des plus anciennes langues d’Europe, le Pays Basque est aussi et surtout une volonté de construire et réaliser son propre projet de Pays. D’être ce que les basques souhaitent.

Non seulement on nous refuse la possibilité d’exister comme pays, la nationalité aussi on nous la refuse comme aujourd’hui ici. Vous pouvez répéter mille fois que nous sommes espagnols ou français, mais l’identité reste inhérente aux sentiments et à la volonté et nous voulons une nationalité en accord avec notre identité et notre volonté.

Malgré tout et malgré vous, le Pays Basque existe encore, non comme une région fortement folklorisée sinon comme une réalité historique, culturel et politique.

Nous sommes l’actuelle génération de résistance, engagés dans la résistance arméé, c’est-à-dire dans l’ETA. Vous prétendez nous juger pour appartenance à l’ETA mais ce n’est pas nécessaire d’organiser cette farce et nous vous le disons sans ambiguité, oui, nous appartenons à l’ETA et nous sommes fiers. Nous revendiquons avec fierté et aussi avec humilité le fait de contribuer à la libération du Pays Basque au sein de l’ETA et nous sommes fiers aussi d’être compagnons de lutte de ceux qui au prix de leur vie ont lutté et aujourd’hui continuent à lutter pour le Pays Basque, et rien que pour le respect des droits du Pays Basque. A tous ceux-là notre hommage le plus sincère.

Mais nous savons tous, que le but de cette farce n’est pas notre condamnation, sinon la condamnation de toute résistance du Pays Basque. L’ETA est la conséquence du conflit politique déjà historique, une forme de résistance parmi d’autres. Devant les Tribunaux de Paris passent presque toutes formes de résistances. Tout ce qui porte l’adjectif basque est interdit, jugé et condamné. Sinon sous quelle accusation interdisez-vous la langue basque ?. C’est une langue malfaiteur/malfaiteuse ?. Inutile de l’expliquer.

Eh oui !. Nous sommes mieux de ce coté de la tranchée, face à toutes les injustices déguisées en lois, décrets, prison, robe noir ou uniforme bleu, face à toute la répression que souffre notre peuple nous sommes dans la tranchée de la lutte. Vous allez apporter votre contribution au conflit en nombre d’années de prison. Vous allez vous glorifier de votre « fermeté » face à la résistance basque mais tout cela est inutile, c’est comme vouloir remplir d’eau un sac plein de trous. Parce que face à cette dynamique répressive vous aurez toujours le Pays Basque debout, vous aurez tujours des militants basques devant vous. Peu importe notre prénom, peu importe de quelle génération nous sommes. Ce sont plusiers générations qui sont passées par ici et qui passeront encore si à la place de réfléchir sur un cadre de dialogue, vous réfléchissez sur un cadre d’imposition et de répression.

On nous parle de démocratie, de liberté, de fraternité, d’égalité mais ces mots pour les basques masquent d’autres chiffres concernant les 20 dernières années : 34.797 arrestations ; 4.770 personnes incarcérées ; une centaine d’extraditions ; 300 expulsions vers l’Espagne ; 3.000 exilés ; 7.000 plaintes de torture ; 2 journaux et une radio censurés et clos par la police de manière préventive ; plus de 200 associations populaires hors la loi pendant des élections ; etc,etc.

Nous sommes face à une nouvelle forme d’Inquisition, celle qui jette au feu celui ou celle qui ose revendiquer un projet basque.

Dans cette spirale répressive qui ne conduit à rien, nous affirmons haut et fort que de la négation de l’être n’arrivera jamais la normalisation et l’équilibre dont n’importe quelle société et collectivité a besoin.

C’est pourquoi il est temps d’essayer des voies qui mettront fin au conflit. Il n’y a pas de baguette magique : le droit à l’Autodétermination et la Territorialité, ajoutés à la garantie d’un Processus Démocratique, sont des concepts incontournables afin de surmonter le conflit. « Donner la parole au peuple. Et la respecter ». Là, et nulle part ailleurs, se trouve la clé pour la paix. Une paix basée sur la justice. Mais pas sur une justice habillée en robe noir.

Il est temps que chacun agisse avec responsabilité. Nous assumons celle qui nous revient. Il faut du courage et de l’audace mais surtout de la volonté pour surmonter la situation actuelle.

A partir du moment où vous essayez de juger des basques nous pensons que vous avez pris connaissance de l’existance de la proposition « Orain Herria Orain Bakea ». Si ce n’est pas le cas vous pouvez vous la faire parvenir sans problème puisque elle est public. Aujourd’hui c’est une proposition incontournable, une proposition metodologique sur un processus démocratique et de résolution du conflit, laquelle n’a reçu que des réactions positives de la parte des partis politiques, syndicats, organisations sociales, de l’ETA et même du CPPB (Collectif des prisonnier(e)s politiques basques).

Suite à la forte implication de l’Etat français concernant la situation actuelle d’injustice, de négation et de répression que vit le Pays Basque, son implication est aussi necessaire dans la résolution du conflit. Ce n’est pas la peine d’insister sur le fait que le conflit du Pays Basque est un problème interne de l’Espagne. Ces propos ne servent que devant une question enbarrassante d’un journaliste. Soyez serieux.

Où est-ce que en 1881 la langue basque était aussi problème interne de l’Espagne ?.

- La langue basque n’est elle aujourd’hui un problème que pour l’Espagne ? vous nous avez répondu aujourd’hui ici.
- Est-ce que 162 prisonnier(e)s politiques basques incarcerés en France sont aussi un problème de l’Espagne ?
- Est-ce que les mesures d’exception qui sont apliquées aux prisonnier(e)s basques en France (voir Marseilles, Dijon, Lyon,...) sont un problème de l’Espagne ?.
- La revendication du département basque est-elle aussi un problème de l’Espagne ?

L’attaque que le prefet a fait contre la Chambre d’Agriculture a été menée parce que la Chambre d’Agriculture basque est aussi un problème interne de l’Espagne ?. Comment peut-il y avoir autant de mesures répressives pour un problème qui à votre avis n’existe pas ?. franchement, la fievre répressive n’a pas de limite ! Vous voulez réprimer ce qui n’existe pas !?. Vous prenez des mesures en France contre un problème qui existe seulement en Espagne !?. Drôle de République ! Mais non ! ce n’est pas du tout drôle. Et nous répétons : soiez serieux !.

Le Gouvernement français aussi doit prendre ses responsabilités et agir en conséquence dans la bonne direction pour que, dans le futur, le Pays Basque ne reste pas comme un problème interne de l’Etat français. Le Gouvernement français aussi doit participer au Processus qui donnera fin au conflit.

Pour finir, nous repetons que les voies de solutions ne sont pas dans cette salle, ni devant des tribunaux comme celui-ci. Ce procés est inscrit dans une dynamique répressive et d’anéantissement de l’identité basque, du Peuple Basque. Les Tribunaux de Paris sont un pilier de l’injustice que vit le Pays Basque. Nous ne vous reconnaissons aucune legitimité pour nous juger et c’est pour ça qu’à partir de démain nous ne serons pas là. Nous continuerons notre chemin vers le Pays Basque, en faveur de notre participation en tant que citoyens basques au processus qui se deroule maintenant. C’est là et pas ici qu’est la place de tous les prisonnier(e)s politiques basques. Et oui ! Nous continuerons pour que dans le futur personne ne puisse dire qu’il était une fois où le Golfe de Gascogne, un vieux peuple appelé 3Pays Basque » exista.

Borrokan jarraituko dugu etorkizunean inork esan ez dezan Kantauriko hegian herri zahar bat izan zela.

GORA EUSKAL HERRIA ASKATUTA ! GORA ETA !

Dans les conditions qui nous offre cette salle et ce tribunal nous n’avons rien d’autre à ajouter. Nous n’avons aucun problème pour parler de tout mais c’est hors de question de le faire devant un tribunal qui nous oblige à nous lever, à nous asseoir, qui nous oblige à parler d’une manière ou qui nous oblige à nous taire, et toujours avec la police au dos. Nous ne parlerons pas à aucun juge qui à comme seule but de monter un dossier ou un procès. Nous repetons, que nous n’avons rien à faire ici, au milieu de tout ce tralala.

Euskal Herrian, 2006ko urtarrilaren 2an


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