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  - (2006) Operation "Comitato Liberazione Sardegna"
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Les formidables émeutes de l’Indonésie en banqueroute (1998)

1998 : Les formidables émeutes de l’Indonésie en banqueroute

L’Indonésie, un archypel composé de 17 500 îles, connaît depuis le début de l’année des raz de marées humaines qui innondent les rues, emportant tout sur leur passage. Prit en étau entre l’état-policier de Suharto et la dictature capitaliste du Fonds Monétaire International, des milliers de pauvres et de déshérité-e-s du "miracle asiatique" ont choisit la révolte, joignant l’utile (le pillage) à l’agréable (l’émeute). Traumatisés par l’ampleur du mécontentement populaire, des responsables politiques & militaire indonésiens, de concert avec le gouvernement américain, ont poussé à la démission le 21 mai dernier ce vieux con de Suharto, qui dirigeait le pays depuis trente-deux ans.

L’arrivée à la présidence d’Habibie, le dauphin-successeur de Suharto, un personnage largement discrédité, a peu d’effet sur la propagation des foyers d’émeute dans ce pays de 200 millions d’habitant-e-s, le quatrième le plus peuplé de la planète. Ce changement superficiel ne trompe même pas les opposant-e-s réformistes, qui comprennent que la dictature militaire reste intacte.

La révolte indonésienne, qui a ralliée différents secteurs de la société de classe indonésienne aux intérêts parfois contradictoires, a fait de l’émeute son expression la plus puissante. Et contrairement aux opérations de désinformation des massmédias, les émeutes qui se succèdent depuis six mois sont avant tout un cri du ventre qui a faim et non pas le fruit de la haine raciale "antichinoise".

Si nous consacrons tant d’espace au soulèvement indonésien c’est parce que c’est la mission du site GUERRE SOCIALE ! de montrer la classe prolétaire dans un autre rôle que celui de l’éternelle vaincue, de la présenter plutôt comme une force combattante capable de faire trembler le capitalisme tout-puissant. Avant de débuter l’inventaire et l’analyse des émeutes, il faut saisir comment le FMI a poussé le pays aux extrêmes en pilotant une purge économique draconienne, et la contribution de l’appareil de répression dans l’escalade du climat de violence.

Un "Hiroshima économique"

Juste avant de sombrer dans un krach, l’Indonésie faisait parti des "Tigres de l’Asie", une des principales zones de croissance économique de la planète. Les "Tigres" ont longtemps fait figure d’un mythe de prospérité auprès des capitalistes occidentaux, jaloux des conditions d’exploitation d’une main-d’oeuvre pas chère, de la répression anti-syndicale et de l’absence de filet de protection sociale. C’est pourquoi le désastre actuel a prit par surprise beaucoups "d’experts".

Le type de développement capitaliste accéléré des "Tigres" présentait pourtant des failles d’un point de vue économiste : surproduction, corruption généralisée, endêttement excessif, surévaluation de monnaies, etc. Mais le coup fatal porté au "miracle asiatique" est en grosse partie l’oeuvre des gamblers de la haute finance internationale, qui, dans un mouvement de panique, sont allés miser/spéculer leurs capitaux/jetons ailleurs (une hémorragie d’une cagnotte d’environs 70 milliards$ US dans l’économie asiatique en 1997(1)).

Tout a commencé avec un prêt immobilier désastreux en Thaïlande au début de l’été de 1997, qui fait plonger la valeur de sa monnaie. La "confiance" des investisseurs, c’est-à-dire leurs capitaux, se mettent à fuir massivement vers des marchés plus rentables. Le FMI accroît lui-même l’incertitude en "mettant sous surveillance" pluiseurs pays de la région du Sud-Est asiatique.

La fuite des capitaux déstabilise d’immenses banques asiatiques, qui s’effondrent les une après les autres sous le poids de créances doûteuses ("prêts à haut risque" non-remboursés souvent offert à des copains), entraînant dans leur chute d’énormes conglomérats. En pleine crise de liquidités, les "Tigres" mendient des prêts colossaux au FMI pour éviter la banqueroute de leur système bancaire : la Thaïlande (17 milliards$ US) l’Indonésie (43 milliards$), la Corée du Sud (57 milliards$ US).

Organisation méconnue, le FMI a sévit dans 90 états d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Asie, agissant à titre de collecteur de dettes pour le compte des institutions financières internationales. Les "opérations de sauvetage" menées par le FMI consistent en réalité à mettre sur pied un filet de sécurité pour protéger les capitaux des investisseurs et spéculateurs imprudents, au détriment des classes pauvres et exploitées qui payent le plein prix de la crise.(2)

Pour recevoir les prêts financiers remis par tranches, l’état-emprunteur doit se conformer aux conditions strictes du FMI et lui cèder sa souveraineté en matière de politique monétaire et budgétaire ; autremendit, le FMI achète les gouvernements piègés par l’endettement, à qui il dicte la volonté des créanciers, soit la haute finance internationale.

Le FMI débarque en asie du Sud-Est, telle une puissance coloniale, avec pour mission de dompter les "Tigres" (au fouet) : privatisations d’entreprises d’états revendues au capital étranger et fermetures de celles qui sont "non-rentables", coupures dans les dépenses publiques, etc. Cela signifie le chômage de masse et la misère pour des dizaines de millions de prolétaires qui ont vendu à rabais leur force de travail au profit du "miracle asiatique".

Bien que les chiffres sur l’emploi soient doûteux, ils témoignent unanimement de la croissance exponentielle de l’exclusion : en Thaïlande, les pertes d’emploi se chiffraient à 800 000 en janvier 1998, en Corée du Sud le nombre officiel de sans-emploi a quasi-tripplé en un an (de 550 000 à 1,49 million), tandis qu’en Indonésie le nombre de personnes en chômage a doublé en quatre mois pour dépasser les 9 millions.

Pour l’Indonésie, l’ingrédient de la recette du FMI qui menace le plus la paix sociale est l’élimination de 2 milliards$ US en subventions destinées à la stabilisation des prix de produits de première nécessité, provoquant la hausse du coût du lait (+300%), de la farine, du riz, etc. Pour plus de 60 millions de personnes menacées de carrence en protéines qui peuvent causer de graves maladies à long terme, la crise financière est devenue une crise alimentaire(3). La solution d’Habibie ? Demander à 150 millions de musulman-e-s de jeûner deux jours par semaine !(4)

Un an après le krach de la bourse de Bangkok (Thaïlande), les "experts" en deuil de leur "modèle asiatique" sont de plus en plus pessimistes sur l’avenir de l’économie mondiale. La globalisation des marchés financiers a jusqu’à présent contribuée à la contagion de la crise : en Russie, où la bourse de Moscou a chutée de 9,8% le 1er juin dernier, le gouvernement veut emprunter 22,6 milliards$ US au FMI ; le Japon, lui, deuxième puissance économique mondiale, avoue formellement être entré en récession le 12 juin, rejoignant ainsi Hong Kong, etc.

La violence politique de la dictature se retourne contre elle

Les réactions populaires violentes à cette agression économique sont prévisibles pour l’appareil militaro-policier indonésien, qui met en place un gigantesque dispositif de contrôle social. Dans le but de protéger la capitale Jakarta, peuplée de 10 millions d’habitant-e-s, les autorités ont entrepris dès janvier de refouler les sans-emploi qui veulent y entrer, tandis que les résident-e-s jugés "indésirables" sont ciblés po


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