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Des Femmes en lutte pour un nouveau Népal

DES FEMMES EN LUTTE POUR UN NOUVEAU NÉPAL

[L’article qui suit est paru dans l’édition du 14 août dernier de l’hebdomadaire maoïste Revolution, publié par nos camarades du Parti communiste révolutionnaire des États-Unis (disponible sur revcom.us). Il a été rédigé par Dipak Sapkota, de l’hebdomadaire népalais Janadesh. Sa lecture nous donne un bon aperçu de la profondeur des transformations sociales que la guerre populaire permet actuellement de réaliser dans ce pays.]

Dans une société féodale comme le Népal, la destruction des barrières que la société impose aux femmes représente un gigantesque défi. Ainsi, suivant la tradition, les femmes n’ont pas le droit de sortir de leurs villages sans leurs maris ou gardiens. À certains endroits, en particulier dans la région du Terai, elles n’ont pas le droit de travailler. De fait, la plupart des femmes sont strictement confinées aux tâches domestiques, à la maison et dans leur village.

Mais aujourd’hui, les femmes participent à la guerre populaire, et plusieurs ont joint l’Armée populaire de libération (APL), cela, dans une proportion presque égale à celle des hommes. Avant que la lutte armée ne débute en 1996, la quasi-totalité des femmes à la campagne travaillaient dans leur cuisine et à la maison. Désormais, non seulement arrivent-elles à détruire les barrières que le féodalisme a placées devant elles, mais elles s’affirment comme combattantes pour la liberté, certaines dirigeant même des détachements formés de centaines de guérilleros.

Nous avons interviewé la camarade Rekha, qui occupe le poste de commissaire du bataillon de la 1ère brigade. Elle est actuellement l’un des plus hauts chefs de rang au sein de l’APL.

Q : Les féodaux et les réactionnaires disent que les femmes sont trop faibles pour combattre. Est-ce exact ?

La camarade Rekha : La participation massive des femmes dans la guerre populaire est venue réfuter les prétentions insultantes de cette sorte. Des centaines de femmes n’ont pas hésité à se sacrifier pour la révolution. Des milliers d’autres combattent et portent le fusil sur leurs épaules. Des douzaines de commandantes dirigent actuellement des centaines de combattants de l’APL. Les femmes ont joué un rôle crucial dans de nombreuses batailles qui se sont avérées victorieuses. Des milliers de femmes sont également impliquées au sein du Parti et du nouveau gouvernement révolutionnaire.

Q : Qu’en est-il plus précisément de la participation des femmes à l’intérieur de l’APL ?

R : Leur participation est à la fois surprenante et électrisante. La plupart des jeunes femmes préfèrent d’ailleurs joindre l’APL plutôt que de s’impliquer dans les organisations de masse ou dans l’administration. Bien des combattantes considèrent que la vraie manière de résister à l’oppression est de défaire l’ennemi sur le champ de bataille. Actuellement, les femmes constituent plus du tiers des forces de l’APL. Je crois que cette donnée vient répondre à elle seule à ta question.

Q : Peux-tu nous expliquer comment se présente le problème de la continuité du travail des femmes sur le front militaire ?

R : En fait, il y a bien des problèmes à ce niveau. Le principal problème auquel on doit faire face est celui des conséquences d’une grossesse. Lorsqu’une combattante met au monde un enfant, elle obtient un congé, pour une période allant de deux à trois ans. À leur retour, plusieurs préfèrent être mutées à des tâches organisationnelles ou dans le nouvel appareil d’État. Il y a bien sûr un certain nombre de tâches organisationnelles à accomplir au sein de l’APL ; de plus, l’ensemble des membres du Parti peuvent être appelés au combat à un moment ou un autre. Mais ce n’est pas de ça dont je parle ici : ce que à quoi je fais référence, c’est au fait que plusieurs femmes préfèrent se retrouver dans les structures du Parti, comme les comités régionaux et de district, ou encore dans les cellules à la base, en-dehors de la structure de l’APL. Il y a également tout le travail d’organisation dans les groupes de femmes, les associations paysannes, etc., qui les intéresse.

Au lieu de continuer à recevoir un entraînement militaire régulier et d’aller au front, ces femmes organisent des réunions, animent des activités culturelles, etc. Comme vous le savez, des gouvernements populaires sont désormais en place dans la plupart des districts, régions autonomes et villages. Il y a donc un énorme travail à accomplir au niveau administratif, comme la perception des impôts, les réunions d’organisation, le travail de gestion, l’administration de la justice, etc.

Les membres de l’APL doivent être prêts à travailler dans n’importe quelle partie du pays et ils doivent être extrêmement mobiles pour pouvoir participer à la fois aux actions centralisées et décentralisées. Tandis que les cadres affectés aux tâches organisationnelles et administratives peuvent souvent rester près de leur village ou district d’origine ; ainsi, les femmes qui effectuent ce genre de travail peuvent aller à leur maison et voir leurs enfants, au moins une fois de temps en temps.

Nous discutons de ce problème très sérieusement en ce moment, en vue de le régler. En attendant, l’intégration massive de nouvelles recrues vient au moins combler ces vacances. Et on assiste également à une augmentation assez fulgurante du nombre de commandantes et de commissaires politiques féminines.

Q : Depuis combien de temps es-tu commissaire de bataillon ? Et à quoi ressemble cette expérience ?

R : Ça fait un an environ que j’assume cette fonction. Auparavant, j’étais commissaire d’une compagnie [NDLR - l’échelon inférieur au bataillon]. Il s’agit pour moi d’un immense défi. Je fais d’ailleurs tout ce que je peux pour le relever et pour assumer ce rôle avec fierté. J’ai appris que la chose la plus importante, c’est l’idéologie, avant sa propre volonté. Et j’ai réalisé déjà que tout est possible si on a une idéologie correcte et si on l’applique avec courage. Dans toutes les batailles auxquelles j’ai participé, je n’ai jamais considéré que j’étais plus faible que les hommes. Mais il va sans dire qu’il reste encore divers reliquats féodaux de l’ancienne société dominée par le genre masculin, qu’il faudra éliminer dans le cours de la révolution.

* * *

Le Parti communiste du Népal (maoïste) et sa direction semblent avoir bien saisi l’essence de l’importante déclaration qu’avait faite le camarade Lénine, pour qui la participation des femmes était décisive dans le succès d’une révolution. Le PCN (maoïste) a poussé fortement dans le sens de développer le leadership des femmes dans l’APL et les nouveaux gouvernements révolutionnaires. Le fait que les femmes représentent près du quart des dirigeantes et dirigeants à l’échelon central le montre bien. Il y a maintenant un bon nombre de commandantes et de commissaires féminines au sein de l’APL. Et on retrouve également un nombre significatif de militantes dans l’appareil médical de l’APL, comme d’ailleurs à tous les niveaux et dans toutes les sphères de l’organisation du Parti et des gouvernements populaires.

Quand on se demande qu’est-ce qui a le plus changé, maintenant que nous avons complété neuf années turbulentes depuis le déclenchement de la guerre populaire, la première réponse qui nous vient à l’esprit est très certainement celle de la participation des femmes à la révolution. Il s’agit là d’un changement crucial. Les femmes ont commencé à briser les chaînes de l’oppression et de la discrimination dont elles sont victimes. Elles ont montré qu’elles ne toléreront plus la discrimination et la répression et qu’elles peuvent résister et lutter pour leurs droits à l’égalité.

Quels changements la révolution a-t-elle donc apporté pour les masses féminines ? Dans les bases d’appui et les zones influencées par les maoïstes, il y a maintenant beaucoup moins de discrimination à l’endroit des femmes. Et ces changements s’étendent désormais en direction des zones urbaines.

La division du travail traditionnelle se transforme elle aussi. Dans les bases d’appui, on voit maintenant des hommes assumer les tâches domestiques, et des femmes qui effectuent des travaux dont on disait autrefois qu’ils ne pouvaient être réalisés que par des hommes. Au sein de l’APL et du Parti, on distribue les responsabilités de manière équitable, qu’il s’agisse des tâches de « cuisine » ou de combat. Ce phénomène fait maintenant tache d’huile parmi les masses. Dans les bases d’appui, on a éliminé la discrimination salariale entre les hommes et les femmes. En outre, le Népal est notoirement connu pour le trafic des femmes qu’on y pratique - de jeunes filles sont littéralement mises en vente dans les villes indiennes telles Mumbai, Delhi et Calcutta, ainsi que dans les pays arabes. Ce trafic a connu une diminution.

Dans les bases d’appui, on s’affaire à éliminer la discrimination dans l’éducation : les parents sont incités à envoyer leurs filles à l’école, avec leurs fils. La fréquentation de l’école primaire y est désormais obligatoire. Les gouvernements populaires ont interdit le mariage des adolescentes et les parents ne peuvent plus forcer leurs enfants à se marier. L’âge minimum pour le mariage a été fixé à 20 ans pour les femmes et à 22 ans pour les hommes. Le droit à la planification familiale et celui de choisir un contraceptif approprié est reconnu. On encourage les mariages d’amour (plutôt que les mariages arrangés) et les filles ont priorité pour choisir leur mari. La polygamie est interdite et le remariage des veuves encouragé. La dot traditionnelle est désormais proscrite, ainsi que la vente d’alcool (celle-ci a historiquement mené à de nombreux cas de brutalité contre les femmes).

Un des développements les plus significatifs à être intervenus dans le cours de la révolution concerne la reconnaissance du droit des femmes à la propriété. En vertu de la loi népalaise, les femmes ne jouissent pas vraiment du droit de propriété - elles doivent notamment rester célibataires jusqu’à l’âge de 35 ans pour pouvoir hériter. Le 8 mars dernier, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, l’organisation des femmes du PCN (maoïste) - la All Nepal Women’s Organization (Revolutionary) [ANWO(R)] - a lancé l’appel à ce que les femmes puissent hériter du droit de propriété. Un nombre significatif de familles n’ont pas hésité à mettre cette revendication en application. Cette mesure n’a pas encore été adoptée par le gouvernement populaire, mais le Parti lutte pour que les femmes l’obtiennent et puissent hériter de la terre.

La camarade Jayapuri Gharti, qui préside l’ANWO(R), nous explique : « Lors de la réunion de notre Comité central, nous avons décidé d’inviter les masses à accorder le droit de propriété à leurs propres filles. Nous croyons que tant que les femmes ne jouiront pas pleinement du droit à la propriété, elles ne pourront jamais se sentir égales aux hommes. L’égalité doit commencer dès la naissance, avec le droit de propriété. »

Nous avons demandé à la camarade Gharti quels genres de programmes ont été mis en place pour les femmes. Elle nous a répondu ceci : « Nous mettons sur pied des programmes de résistance contre tous ces rituels terribles qui font des femmes des citoyennes de seconde classe : le trafic des femmes, la dot traditionnelle, les prétendus concours de beauté, les films et les journaux vulgaires en provenance de l’Inde, l’alcool et les autres choses du genre. Nous avons commencé à mettre tout cela en application. »

Même si la révolution a déjà entraîné des changements fondamentaux dans la vie des femmes, il reste néanmoins encore bien des problèmes à résoudre. Il y a lieu notamment de développer le leadership des femmes, non seulement du point de vue quantitatif, comme on l’a déjà fait, mais aussi en termes qualitatifs, particulièrement au sein de l’APL. En ce moment, la plupart des combattantes de l’APL sont âgées entre 18 et 25 ans, et lorsqu’elles se marient et ont des enfants, elles finissent souvent par se retrouver dans le travail d’organisation ou d’administration. La responsabilité des enfants et les problèmes de santé des femmes sont également des conditions qui rendent difficile leur implication soutenue. Une nourriture inadéquate, une hygiène insatisfaisante et des carences dans les traitements médicaux sont d’autres exemples des problèmes de santé des femmes - sans compter les résidus de la société féodale à domination masculine qui demeurent présents au sein du Parti et dans les bases d’appui.

Néanmoins, les femmes népalaises, avec tout le courage, l’esprit de sacrifice et de résistance qui les caractérisent, restent déterminées à assurer la victoire de la guerre populaire.


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