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Conversation à propos des GRAPO (Octobre 2000)

Antorcha, Revue du PCE(r), octobre 2000

Depuis quelque temps il y a une question qui m’est venue et que, depuis l’action des GRAPO contre le fourgon de Vigo, j’ose poser clairement. L’Organisation pourra-t-elle résoudre le problème de son financement, problème que nous traînons pratiquement depuis notre naissance ? Évidemment je fais allusion à une solution disons, stratégique. Donner une solution du type que tu envisages n’a rien de facile, c’est quelque chose qui va plus loin que l’opiniâtreté et l’application que nous mettons à la tâche. L’origine de cette difficulté est très liée au degré de développement du mouvement révolutionnaire et aux conditions objectives qu’il faut affronter. Ces conditions d’une part, ne nous permettent pas en ce moment de remplacer et de développer nos forces avec une certaine régularité ou "normalité", chose nécessaire pour avoir un plan à long terme qui supposerait aussi un financement régulier. Mais, d’autre part et en même temps les événements nous demandent une action plus continue sur ce front, comme sur les autres. C’est le poisson qui se mord la queue...

Dans ce cas je pense qu’il serait plus juste de se centrer sur les autres actions qui paraissent plus liées au mouvement, que les gens comprennent mieux, et ainsi favoriser une accumulation de forces qui ensuite nous permettrait d’aborder le problème financier dans de meilleures conditions.

Combiner l’un et l’autre type d’action, les GRAPO viennent de le faire. L’affaire du fourgon a été précédée d’une campagne pour appuyer le boycott à la mascarade électorale de mars, immédiatement après sont survenues les bombes contre les agences de travail temporaire. Ce n’est pas par hasard, c’est planifié et inscrit dans la tactique visant à lancer des attaques concentrées qui obtiennent le meilleur effet de propagande lié à l’objectif politique que nous nous sommes fixés en ce moment et qui doit coïncider avec les nécessités et les problèmes ressentis par le mouvement ouvrier et populaire. Entre la détermination et la capacité militaire démontrée dans l’attaque du fourgon et la campagne de bombes nous sommes apparus comme une force politico-militaire. Tu n’as qu’à voir la réaction des gens, en particulier les plus avances, contents de cette nouvelle "réapparition" des GRAPO. Cet exemple se transmet au mouvement populaire ; de la l’obstination des experts en intoxication et manipulation à embrouiller les actions de la guérilla. Mais les gens ne sont pas bêtes et ont leurs propres lectures.

Mais j’insiste, pourquoi cette obstination des derniers temps sur l’économique ?

Il y a une raison fondamentale. Pour la répercussion qu’a dans l’ensemble du travail des groupes et du mouvement de Résistance la solution d’un problème de cette envergure, un problème qui peut être qualifié de stratégique en raison de cette répercussion. Ne pas l’avoir résolu nous empêche d’aborder d’autres objectifs et nous laisse dans une ambiance "d’attente", de passivité ; au contraire le résoudre nous permet de nous fixer sur la mission stratégique des GRAPO dans l’étape actuelle de la lutte : accumuler des forces et contribuer à créer les conditions (politiques, économiques, pratiques, psychologiques...) qui facilitent l’extension du Mouvement de résistance antifasciste. Tel est l’objectif que l’Organisation a en tête quand elle cherche à résoudre le problème économique, ce qui nous amène à employer une bonne partie de nos forces et à faire les efforts et sacrifices nécessaires. Autre chose est la voie que choisira la Direction pour nous approcher effectivement de la solution de ce problème. Mais après toutes les expériences, que nous et les autres organisations guerrilleras avons accumulé, il est clair que cette voie devrait être celle de "l’impôt révolutionnaire".

Effectivement l’unique solution avec des garanties de continuité est celle dont tu parles, celle de "l’impôt". Mais tu seras d’accord avec moi que cela ne s’obtient ni en deux jours ni en deux ans. On a besoin, précisément, d’avoir les forces nécessaires pour exercer une pression continue sur la classe capitaliste pour imposer la dévolution à la cause populaire d’une bonne part des gains empochés grâce au vol et au crime que supposent l’exploitation et la misère qui assaillent des millions de travailleurs et leurs familles. Tu as déjà vu les dernières explosions faites par l’ETA à Neguri, ils font continuellement pression sur les entrepreneurs, et, même ainsi, bien qu’il comptent davantage de forces que nous, il ont du mal à recouvrer de l’argent et doivent recourir de temps en temps à des enlèvements. Ainsi, dans notre cas, tant que nous n’aurons pas atteint une plus grande taille, nous devrons résoudre le problème financier d’une manière plus ponctuelle, soit comme nous venons de le faire. D’accord avec ce raisonnement mais pourquoi nous limiter aux fourgons, banques ou enlèvements ? De l’argent il y en a des tas partout ?

Ni autant ni en tant d’endroits. Tout d’abord moi je ne les connais pas. Bienvenues seront les informations qui nous seront signalées ! Nous devons être conscients que, tant que le mouvement ne se développe pas plus et qu’il n’y a pas de milliers d’yeux et d’oreilles qui d’une manière ou une autre, travaillent pour l’Organisation, ce type d’information ne nous parviendra pas souvent. Pendant ce temps les cibles qui nous permettent d’obtenir les fonds nécessaires pour avancer dans la direction stratégique que nous avons énoncé précédemment, sont seulement les établissements principaux des banques, certains fourgons, et l’enlèvement d’entrepreneurs et de financiers.

Bien, ce sont effectivement les "coups" que nous avons réalisé jusqu’à présent, mais en ce qui concerne les fourgons... que se passe-t-il avec eux ? Je te dis parce que la proportion arrive à être de six fourgons pour une banque et un enlèvement. Par dessus le marché les deux dernière fois qu’on s’est occupé de fourgons l’issue n’a pas été favorable, je veux dire pour emporter l’argent. La logique serait de continuer ce qui nous réussit le mieux, au moins statistiquement : les banques et les enlèvements.

C’est la conclusion à laquelle nous pourrions arriver par la logique mathématique mais nous pensons en termes politico-militaires. Quand la Direction prend la décision d’attaquer l’un ou l’autre objectif elle le fait en fonction d’un ensemble de facteurs d’ordre politique, militaire, tactique, moral, etc. qui n’affectent pas seulement notre Organisation mais aussi les masses.

En outre elle doit tenir compte que ces facteurs n’ont pas la même incidence sur le mouvement à l’une ou l’autre étape du processus révolutionnaire car ce qui peut-être juste à un moment déterminé peut ne pas l’être juste à un autre. Si prendre ces décisions était affaire de statistiques nous n’aurions pas tant de difficultés. Il y a une question que nous devons nous poser en premier lieu : Quelle répercussion aura un type d’action ou un autre pour le mouvement ouvrier et populaire ? En second lieu il y a le degré de difficulté que comporte l’une ou l’autre opération, ce qui, à son tour est lié intimement à l’état de nos forces, leur nombre, leur degré de préparation, leur moral, leurs moyens.... en définitive ce que nous pourrions appeler notre capacité de combat.

Oui je reconnais qu’il faut prendre tout cela en compte à l’heure de choisir la voie qui nous permette d’exécuter nos plans dans le moins de temps et au moindre coût possible. En outre la chose se complique si nous pensons à la nécessité de libérer des forces pour d’autres objectifs également importants. En suivant cette idée je pense que se faire un fourgon ou une grande banque sont des opérations qui durent seulement le temps que le commando met à la préparer et les exécuter ; tandis qu’un enlèvement, par exemple, peut durer beaucoup si la famille ne parvient pas à tromper la surveillance à laquelle la police va la soumettre ou collabore avec elle. La première opération te permet de disposer à nouveau de tes forces en un temps relativement court, tandis que la seconde... En regardant ainsi les choses, le fait que la Direction ait décidé d’attaquer des fourgons, c’est sûrement parce que c’est ce qui nous convient le mieux. Nous avons même attrapé la police qui s’attendait comme l’avait annoncé Oreja lui-même, à un enlèvement.

Je répète que tu ne dois pas oublier la question politique. Nous ne sommes pas intéressés par l’action militaire en elle-même, nous agissons en fonction d’objectifs politiques très précis auxquels doivent être subordonnés toute opération et toute campagne politico-militaire. En ce moment cela signifie faciliter le travail des organisations politiques au sein du Mouvement de résistance antifasciste. Nos actions doivent tâcher à tout moment d’élever le niveau de conscience des gens, rendre encore plus évidente la faiblesse de l’ennemi, faciliter l’action des organisations politiques du mouvement sur tous les terrains y compris l’économique etc. ; tout cela en cherchant notre propre renforcement comme organisation. De ce fait "n’importe quelle action n’importe quand" ne nous sert pas. Quand nous choisissons un objectif nous devons effectivement considérer que son degré de complexité garde un certain équilibre avec la capacité de combat du commando qui va tâcher de l’atteindre mais surtout il faut évaluer son opportunité politique.

Pour en revenir aux fourgons nous n’avons rien de "personnel" contre eux. Ce qui arrive, est, qu’au moins jusqu’à présent, ils sont un objectif groupant tous les éléments dont nous devons tenir compte : ils impliquent la concentration de fortes sommes en un seul point d’attaque ; c’est une action qui éveille la sympathie des gens parce qu’il paraît évident que cet argent et le fruit de l’exploitation des travailleurs ; ils sont "accessibles" au niveau actuel de nos forces ; ils nous permettent de consacrer une partie de notre attention à d’autres objectifs plus directement en relation avec le mouvement etc.

Enfin je ne vais pas m’étendre plus parce que, en définitive, si demain nous devions changer d’objectif nous le ferons et il ne se passera rien. Simplement répétons qu’à l’heure de choisir nous devons prendre en compte tous les facteurs : militaires, niveau de conscience des masses, nécessités propres et nécessités des autres organisation, conséquences pour le mouvement, facteurs qui favorisent l’intégration des éléments avancés des masses dans la lutte organisée. Nous devons continuer, entant qu’organisation armée de résistance, à réaliser les deux objectifs à court terme assignés par l’Organisation :

1)Procurer les moyens indispensables à la poursuite de la lutte armée. 2)Mener à bout un intense travail de prosélytisme.

Je sais déjà que les gens se posent beaucoup de questions, avec une curiosité bien intentionnée, et ont parfois du mal à comprendre pourquoi on insiste tant pour des objectifs qui nous ont occasionné quelques échecs. Mais les choses vont ainsi. Si tous les problèmes se résolvaient la première fois nous aurions déjà fait la révolution ; mieux on nous aurait canonisés car ce serait avoir fait de miracles. Je crois qu’au fond les gens le comprennent aussi.


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