Anarchistes Anarchistes
  - (1996) Procès Marini
  - (1996) Quatre de Cordoba
  - (2001) Quatre de Luras
  - (2003) Opération "Black-Out"
  - (2003) Quatre de Valence
  - (2003) Six de Barcelone
  - (2004 - 2005) Opération Cervantes
  - (2004) Enquête sur les COR
  - (2004) Quatre de Aachen
  - (2005) Opération "Nottetempo"
  - (2005) Opération Fraria
  - (2006) Emeutes Forum Social Européen d’Athènes
  - (2006) Operation "Comitato Liberazione Sardegna"
  - (2006) Opération du 9 Février
  - (2006) Opération du Quatre Mai
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Communistes Communistes
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  - Ejército Popular Revolucionario
  - Ejército Revolucionario Popular Insurgente
  - Ejército Villista Revolucionario del Pueblo
  - Fuerzas Armadas Revolucionarias del Pueblo
  - Grupos de Resistencia Antifascista Primero de Octubre
  - Individus
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  - MLKP / Forces Armées des Pauvres et Opprimés (FESK)
  - Nuclei Armati per il Comunismo - Formazioni Comuniste Combattent
  - Nuclei di Iniziativa Proletaria Rivoluzionaria
  - Nuclei Proletari per il Comunismo
  - Nucleo Proletario Rivoluzionario
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  - Parti-Front Populaire de Libération de la Turquie/Avant-garde Révolutionnaire du Peuple (THKP-C/HDÖ)
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Mise à jour le 3 novembre 2005

- France

Groupes d’Action Révolutionnaire Internationalistes (1974)

En janvier 1974, une coordination de groupes composée pour l’essentiel d’ex-MIL, de libertaires français ou espagnols se met en place. Pour tenter de bloquer 1’exécution de Puig, l’enlèvement d’une personnalité espagnole est au programme. A la suite d’arrestations, l’action est retardée et, malheureusement, le 2 mars 1974 dans la cour de la prison de la Modelo a Barcelone, Puig Antich est garrotté (un collier de fer serre par une vis étrangle la victime tout en lui broyant les vertèbres cervicales). Deux autres membres de l’ex-MIL risquent à leur tour la peine de mort lors d’un prochain procès (ils seront finalement condamnés a des peines de prison en juillet 1974). Pour ces interventions, cette coordination va prendre pour sigle GAI (Groupes Autonomes d’Intervention) et devenir par la suite GARI (Groupes d’Action Révolutionnaire Internationalistes).

Les GAI effectuent le 22 mars 1974, dans le sud de la France, une série de sabotages a 1’explosif sur des voies de communication (ponts et voies ferrées) allant vers l’Espagne. Ils la revendiquent comme suit :

« ... Nous ne sommes pas la branche militaire d’un parti, ni des terroristes ou des militants professionnels, mais des individus qui savent que la révolution est avant tout sociale et qui refusent le système là ou ils travaillent et là ou ils vivent. En gênant les communications entre la France et 1’Espagne, nous intervenons sur les échanges économiques entre les classes capitalistes des deux pays d’une façon partielle et momentanée, persuadés que les prolétaires peuvent arrêter la production d’une façon durable et efficace sur les lieux de travail, pour leur propre émancipation. Des prolétaires qui sont condamnés a être des objets sans passion, à se prostituer pour survivre avant d’être tués sans éclat sur les lieux de leur travail... Protester contre les gouvernements libéraux, démocrates ou « socialistes » qui brandissent le symbole de l’Espagne dictatoriale pour prouver qu’ils sont libres et humains, contre les démocrates et gauchistes qui hurlent au crime quand Puig Antich est assassinés et crierait victoire si on lui avait permis de crever à petit feu entre quatre murs et se taisent alors que Pons et Sole risquent la peine de mort, et passent sous silence que onze membres du MIL, dont deux en France, risquent de lourdes peines... Seule une action révolutionnaire doit-être actuellement menée... »

Les GARI défraient la chronique en mai 1974 en kidnappant a Paris B. Suarez (directeur de la Banco Bilbao) et commettent divers attentats en juillet et août pour exiger entre autres la libération des ex-MIL et empêcher de nouvelles condamnations à mort. De mai a décembre 1974, a Paris, Avignon, au Pays Basque français et en Haute-Garonne, des membres de cette coordination sont arrêtés et emprisonnés.

« Nous ne sommes ni l’avant-garde du prolétariat ni le parti révolutionnaire. Nous ne représentons que nous-mêmes. Nous sommes nous-mêmes, rouages d’une société qui nous exploite et nous opprime et nous voulons VIVRE ET COMPRENDRE.

Et l’essentiel de notre carrière c’est d’avoir tente de VIVRE en essayant de changer dans notre vie quotidienne les rapports stéréotypés, hiérarchisés, artificiels entre individus. Cela nous a conduits a une tentative de compréhension plus large de notre situation dans la société.

Cela nous a conduits a lutter contre tout ce qui nous aliène (le capital, son État tentaculaire, et tout ce qui lui est soumis : partis et groupuscules politiques, bureaucraties syndicales, etc.). Cela nous a également conduits à essayer réellement de secourir les amis menacés de mort en employant exceptionnellement des moyens particuliers correspondant a cette situation concrète (et non dans l’intention de privilégier à l’avenir et dans l’absolu ce genre de méthode). »

Extrait d’un texte de novembre 1974, signé « Les dynamiteurs basques », un groupe du Pays Basque nord ayant participe a la coordination des GARI, dont deux membres croupissaient a ce moment-la a la prison de la Santé a Paris (Le groupe n’avait pas de nom particulier, la signature est en référence au titre de l’article du journal Sud-Ouest qui relatait leur arrestation.)

Les GARI n’ont pas été démantelés par la répression, ils se sont auto dissous fin août 1974. A partir de cette date, aucune action n’est revendiquée GARI. Le sigle va perdurer dans les médias à cause de l’incarcération de quelques membres. L’auto dissolution était prévue des la constitution du groupe et il n’a jamais été question de créer une organisation de lutte armée. Un texte de février 1975 signé « Un groupe ayant participé à la coordination GARI » en donne les raisons.

« ...Nous ne voulons pas ici perpétuer un sigle, un moment de lutte. Ce serait faire le contraire de ce que nous pensons. Parce qu’une lutte n’a ni début ni fin, parce qu’une révolution n’a ni début ni fin, hormis pour qui détermine le temps en fonction de son accession au pouvoir. Parce que tout nous démontre qu’une organisation qui se fige finit par avoir trop de choses à perdre : un sigle, une représentation, pour être vraiment un moyen de lutte ; elle devient fin en soi, se veut un interlocuteur valable, et cela CONTRE ceux qui refusent ses tactiques politiciennes, frontistes. Contre les prolétaires eux-mêmes, tous devenus provocateurs, délinquants... les GAR1, n’existent plus comme coordination de groupes. Demain, une autre coordination se fera sur d’autres objectifs ou sur les mêmes ; avec d’autres groupes autonomes où avec les mêmes. D’autres sigles se feront jour, puis disparaîtront. Pour nous, la véritable constante c’est le groupe autonome, constitué de prolétaires réunis sur la base d’une affinité réelle, ayant l’habitude de vivre, de lutter, de discuter, de critiquer ensemble. Les accords provisoires contractés avec d’autres groupes sont pour nous une des conditions essentielles pour éviter le militantisme et la bureaucratie, pour éviter que les gens se déresponsabilisent individuellement et collectivement au sein d’une structure figée, sécurisante.

Nous connaissons trop le rôle des bureaux politiques, d’une organisation, d’une fédération, d’un groupuscule, pour nous fier à une coordination permanente. Quand la base s’est donné une représentation permanente, parti, fédération, syndicat, coordination, la bureaucratie s’installe, chefs, délégués, permanents, se créent, sécrétés par un appareil dont 1’épaisseur inerte nécessite une division de tâches Ces tâches deviennent spécialisation. Cette spécialisation devient hiérarchie de fait... »

En mai 1977, les trois derniers emprisonnés ayant participé aux interventions signées GARI sont libérés.

Extrait de « Retour sur les années de braise », brochure disponible sur le site de l’APA





Textes & Documents
A télécharger

- Rapto en Paris
Détournement de BD et communiqués sur les GARI (Publié en 1974)
PDF - 6.8 Mo

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