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Publiée le 5 mars 2006

- Basque


Communiqués de Askatasuna sur l’arrestation de Hernani Xabier Lareki et sur le PNV.

ASKATASUNA 14 Bourgneuf Karrika 64100 Baiona/ 14 Rue Bourgneuf 64100 Bayonne Tel / Fax : 00 33 5 59 59 01 84 askatasuna.eh@free

L

E RÉFUGIÉ POLITIQUE BASQUE XABIER LAREKI ARRÊTÉ HIER À DONIBANE LOHITZUNE ET INCARCÉRÉ AUJOURD’HUI À MURET-SEYSSES Une procédure d’extradition a été ouverte contre lui

Le réfugié politique d’Hernani Xabier Lareki a été arrêté hier vers 15h30 lors d’un contrôle routier de la police française à Donibane Lohitzune (St Jean de Luz). Il a comparu ce matin devant le procureur de Bayonne, qui l’a informé de l’ouverture d’une procédure d’extradition contre lui et qui a ordonné son incarcération à la prison de Muret-Seysses.

Xabier Lareki est accusé de faits survenus en 1993. Il sera emmené lundi prochain au Tribunal de Pau pour y recevoir notification de cette procédure d’extradition. Nous rappelons que Xabier avait déjà été arrêté à Hendaia en 2002, mais que les accusations portées contre lui étaient prescrites et qu’un fax envoyé de Paris avait ordonné sa remise en liberté.

Certains médias ont déclaré qu’il avait été arrêté parce qu’il n’avait pas son permis de conduire sur lui. Askatasuna dément cette information, Xabier avait bien ce document en sa possession.

Xabier Lareki, comme de nombreux autres réfugiés politiques basques, a mis sa citoyenneté basque en pratique, et vit à Ziburu où il mène une vie tout à fait normale.

Son arrestation a été dénoncée hier à l’occasion des rassemblements et manifestations qui avaient lieu dans différentes villes en dénonciation de la mort cette semaine des deux prisonniers politiques basques Igor Angulo et Roberto Sainz. Un rassemblement en soutien à Xabier a également eu lieu ce midi devant la mairie d’Hendaia où 60 personnes se sont réunies pour dénoncer cette nouvelle arrestation. Askatasuna se joint au Collectif des Réfugiés Politiques Basques pour appeler à prendre part également au rassemblement qui aura lieu demain à midi devant la mairie d’Hendaia sous le slogan "Libérez Xabier ! Laissez Euskal Herria en paix ! Les Basques libres au Pays Basque !".

Deux prisonniers politiques basques sont morts cette semaine dans les prisons espagnoles, le premier, Igor Angulo, dans des circonstances plus que suspectes, le second, Roberto Saiz, qui aurait succombé à une crise cardiaque alors qu’il participait à une action de dénonciation de la mort d’Igor. Quatre prisonniers politiques basques ont perdu la vie dans les cellules d’extermination des prisons françaises et espagnoles en un an et demi. Vingt-deux y sont morts depuis la mise en vigueur de la politique criminelle de dispersion. Et ces jours-ci, le PNV, parti basque au pouvoir dans la Communauté Autonome Basque, a interdit les actes d’hommages rendus à ces deux militants et a envoyé sa police, la Ertzaintza, exercer une répression féroce sur ceux qui y participaient : charges brutales, matraques, balles de caoutchouc, etc.

ASKATASUNA DEMANDE : OÙ VAS-TU PNV ?

Au moment même où la société basque était occupée à organiser la dénonciation de la mort du prisonnier politique basque Igor Angulo et le dernier adieu à ce fils de Santurtzi, quand la politique criminelle de dispersion nous a apporté la terrible nouvelle de la mort du prisonnier politique basque Roberto Saiz, Balza et ses zipaios ont employé leur violence habituelle contre les citoyens à Bilbao et à Gasteiz.

C’est la même violence qu’ils avaient employée contre Roberto lors de son arrestation que les autorités du PNV et leurs zipaios sont en train de montrer aujourd’hui. De plus, l’attitude du PNV et du ministre de l’Intérieur basque lors du premier accueil et de l’hommage rendu à Igor à Santurtzi a été simplement scandaleuse. Ils ont interdit tous les actes sans la moindre procédure judiciaire, c’est-à-dire de leur propre initiative et en suivant une ligne politique précise. Les États français et espagnol tuent les prisonniers politiques basques dans leurs prisons, et le PNV piétine la mémoire de ces morts et par la même la reconnaissance des citoyens basques. C’est pour cette attaque que le PNV a utilisé son pouvoir et la Ertzaintza, comme nous l’avons vu mercredi à Santurtzi et les jours suivants dans les autres villages et quartiers. C’est pourquoi nous devons poser la question : où vas-tu PNV ?

La dispersion politique, que le PNV a aidé à mettre en place, a tué les prisonniers politiques basques Igor et Roberto, et ce parti, plutôt que de demander une enquête approfondie sur ces deux morts, s’est à nouveau placé aux côtés des assassins, utilisant l’arme de la violence contre les citoyens basques.

La mort d’Igor Angulo et Roberto Saiz dans les cellules des prisons d’extermination a des responsables, qui doivent répondre de leurs actes. C’est le PSOE qui a conçu et mis en place la politique de dispersion, et c’est sous le gouvernement du PSOE que sont morts Igor et Roberto, pour ne parler que des évènements les plus récents. La cruelle politique de dispersion menée par le PSOE a pour objectif la destruction des prisonniers politiques basques. Dans cette voie, cette politique pénitentiaire a déjà tué 22 prisonniers, sans oublier les victimes de ses conséquences (maladies, accidents de voiture...), soit 37 morts en tout.

Nous répétons haut et fort que nous mettons en doute la "version officielle" au sujet de la mort d’Igor. Les journalistes et les médias qui travaillent habituellement avec zèle contre la liberté d’Euskal Herria ont avalé et restituent tel quel le "suicide" avancé par l’admnistration pénitentiaire. Les partis pseudo-démocratiques, le PNV en tête, n’ont posé aucune question à ce sujet, et ils utilisent la répression pour imposer la version officielle par la force. Nous sommes révoltés par la désinformation et l’opacité qui règnent toujours lorsque de tels évènements se produisent. Pour notre part, nous exigeons que la lumière soit faite le plus vite possible.

La politique pénitentiaire a toujours été dure et cruelle. Mais il est évident que ces derniers mois le PSOE, tout comme l’UMP dans l’État français, a impulsé un nouveau durcissement. La multiplication des transferts et des éloignements, la dégradation des conditions de détention, la mise en place des condamnations à perpétuité (contre Iñaki de Juana, puis Unai Parot, et maintenant contre 180 autres prisonniers politiques basques)... les attaques se sont intensifiées contre le Collectif des Prisonniers Politiques Basques, dans l’objectif de le diviser et de le détruire. Ils agissent par vengeance, contre ce Collectif devenu le symbole de la victoire dans la lutte pour la liberté d’Euskal Herria. Le CPPB a triomphé de la politique de dispersion. La dispersion n’a pas atteint son objectif politique, et ceci est un échec impossible à assumer pour les gouvernements français et espagnol.

Ils veulent désormais utiliser les prisonniers politiques basques comme moyen de chantage. Abandonner la lutte pour les droits d’Euskal Herria ou trouver la prison à perpétuité dans certains cas, la mort dans d’autres.

Les autres partis qui ont participé à la mise en place de la politique de dispersion ont aussi leur part de responsabilité dans cette nouvelle mort. Et particulièrement le PNV. Ils n’ont pas fait de déclarations solennelles et ils ne montreront pas non plus leurs mines contrites devant les médias. Le PNV a pourtant de quoi faire, il doit mettre autant de force à en finir avec la politique criminelle de dispersion qu’il n’en avait mise à la mettre en place. Tant qu’il ne le fera pas, il sera un des responsables de ces morts et de toutes les conséquences tragiques politique de dispersion, ou plutôt, il est un de ces responsables, et c’est cela qu’il nous montre en nous envoyant ses zipaios et tout leur arsenal de répression. Cela fait déjà des années que la société basque demande la fin de la dispersion et le retour des prisonniers politiques basques au Pays Basque. Cette parole n’a cessé d’être rejetée et ignorée, les autorités de Paris et Madrid piétinent la parole et la décision des citoyens basques de façon permanente. Nous avons eu, une fois encore, un écho de cette volonté lors de la manifestation géante du 7 janvier à Bilbao. Mais ils sont, une fois encore, restés sourds à ces revendications, et nous connaissons malheureusement leur réponse. Nous avons encore des jours de lutte devant nous. Comme jusqu’à maintenant, nous continuerons de travailler dans deux directions : accumuler les forces pour le rapatriment des prisonniers basques au Pays Basque, et faire peser la pression populaire sur le PSOE, sur le PNV, et sur toutes les autorités impliquées dans le conflit politique que nous vivons en Euskal Herria, celles de l’État français n’étant pas les dernières, loin de là, sur ce terrain.

Ils doivent mesurer la force de ce peuple. On ne joue pas avec les prisonniers politiques basques, ni avec la parole des citoyens basques. Dans ce sens, Askatasuna appelle à prendre part à toutes les mobilisations qui auront lieu ces jours-ci, comme celles qui se sont déroulées tous les jours depuis mercredi, notamment à Santurtzi et Portugalete, villages d’Igor et Roberto.

IGOR ET ROBERTO, NOUS NE VOUS OUBLIERONS JAMAIS !!! PSOE ASSASSINS !!! LE PEUPLE NE PARDONNERA PAS !!!

Euskal Herria, le 4 mars 2006


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